EXPOSITION 2023

L’ARBRE SUR LA TERRE

L’exposition « L’arbre sur la terre » aura lieu du 1er juillet au 1er septembre 2023. Les artistes exposant seront Jean-Paul Rousseau; peinture, « Mr Jean-Paul chez les Pygmées », Olivier Mühlhoff; photographie impressionniste, « Arborescence », Claude le Pennec; photographie, « Sur les traces de l’esprit sauvage », Louis Dubreuil; photographie et collection, « Les bois sont impénétrables », « Pagnes pygmée en écorce battue », Jacques Doukhan; photographie, « Tronches d’arbres » et Alain Benoit à la Guillaume; photographie, « Les 36 vues d’un chêne ».

« L’arbre sur la terre »

Vernissage le 1er et 2 juillet 2023, samedi 1er juillet à 16h, inauguration des expositions. Présentation du livre « L’arbre sur la terre » de Mariette Mercier et Alain Benoit à la Guillaume. 19h : La soupe des bois (Sur réservation). 20h30 : soirée naturaliste avec Claude le Pennec, « Le lynx et les animaux de la forêt ». Dimanche 2 juillet, 9h : départ de la casa dard d’art pour une douce randonnée – balade – lecture (5km) avec l’Atelier de Vives Voix* et l’âne Marius ; lectures sous le châtaignier, au col du thé, au château de Vaulx et aux coupes rases. 13h : pique-nique tiré du sac – lectures et musique*, sous le chêne du Vernet et retour à la casa dard d’art en co-voiturage. La casa dar d’art fournit les boissons. En cas de mauvais temps, la balade – lecture – musique se fera immobile, sous le « préau des abeilles » à la casa dard d’art. * L’Atelier de Vives Voix : avec Christine François, Nathalie Baudry, Paule Mas, Arlette Boutoille et Jean-Paul Bouvet. Musique avec la violoniste Aurélie Chenille.

CLAUDE LE PENNEC

« Sur les traces de l’esprit sauvage »

Photographie

Homme des bois depuis l’adolescence, naturaliste autodidacte et photographe amateur, je suis né en 1942 à Saint-Claude. Ma première passion a été pour les reptiles et les batraciens, au cours de balades le long de la rivière.
Incorporé directement en Algérie j’ai rencontré Théodore Monod qu’on surnommait  » le fou du désert », sans savoir de qui il s’agissait. Après cette brève rencontre, j’ai commencé à voir le désert avec un regard plus naturaliste, en observant oiseaux et reptiles. Après l’armée, avec des copains nous avons créé un photo club, où nous faisions du travail de laboratoire, surtout en noir et blanc sur des sujets variés, portrait, paysage et natures mortes.
Par la suite je me suis intéressé plus particulièrement à la faune sauvage. Je suis un homme de terrain. Mes quatre animaux fétiches sont le lynx, le faucon pèlerin, le grand tétras et le cerf.
En contact avec Loïc Coat, auteur de deux films sur le lynx, et qui, dans le cadre de son service civil, faisait un suivi du lynx par télémétrie, j’ai eu l’occasion d’observer mes premiers lynx en milieu naturel. Je participe au suivi du faucon pèlerin avec René Jean Monneret. Du papillon au gros mammifère, tout présente un intérêt pour le naturaliste photographe que je suis.
J’appartiens à plusieurs associations, la Société des naturalistes du Haut-Jura pour des sorties botaniques et mycologiques, la L.P.O. pour l’observation des oiseaux, le Groupe tétras Jura pour le suivi de cette espèce, l’Association Jurassienne de Naturalistes Photographes.
J’ai également parcouru pour la Société Française d’Orchidophilie tout le département du Jura, puisque j’étais responsable de la cartographie des orchidées de ce département, ce qui m’a permis de découvrir une espèce, l’Orchis de Provence, qui n’était pas connue dans le Jura.

Crédit photo : Claude le Pennec

OLIVIER MÜHLHOFF

« Arborescence »

photographie plasticienne

Olivier Mühlhoff expose depuis 12 ans ses mondes oniriques où il réinterprète la réalité.
La notion de souvenir est omniprésente dans toutes ses créations, ainsi qu’un certain minimalisme.
 Il travaille par séries et son travail de recherche est basé sur des superpositions ou des répétitions d’images. Il crée aussi des abstractions à partir de photographies et d’algorithmes qu’il écrit lui-même, utilisant « un hasard contrôlé ».
 Olivier Mühlhoff crée aussi des œuvres hybrides. Il réalise des œuvres abstraites qu’il réalise en peinture, puis il les transforme numériquement.
 En 2016 il présente sa série « Arborescences », composée de portraits d’arbres dans un style impressionniste qui lui est propre. Cette série poétique à la double lecture interpellent et questionne sur la condition des arbres de nos parcs et de nos villes. Il les présente dans des formats géants de 3 et 4m de largeur dans les festivals et les expositions personnelles.
 Ses Fragments [d’espace-temps] créés en 2018 symbolisent l’essentiel de paysages à travers des rais de lumière au rendu minimaliste. 
Sa série « Paradoxes » débutée en 2019 questionne sur la réalité que nous percevons. Des personnages se retrouvent confinés dans des mondes décalés et ambigus.

Crédit photo : Olivier Mühlhoff

JEAN-PAUL ROUSSEAU

« Monsieur Jean-Paul chez les pygmées »

Peinture originale d’une forêt primaire au Congo

«L’Afrique m’habite. Mais il faut la mériter, ne pas s’arrêter aux petites tracasseries. J’ai attrapé la malaria en Ouganda, un scorpion m’a mordu au Kenya, deux fois… J’ai supporté l’inconfort de la vie dans la forêt tropicale, les embêtements des fonctionnaires corrompus en République démocratique du Congo. Mais j’y retourne. Dans les régions où je suis passé, les gens savent qui je suis. Jean-Paul, le Français, le dessinateur, l’artiste. Mais surtout le Blanc. Et ils m’appellent Monsieur Jean-Paul.» Après L’Afrique les yeux ouverts, Monsieur Jean-Paul nous convie à nouveau sur le continent noir, à la rencontre de ce peuple énigmatique que sont les Pygmées. De la forêt équatoriale du Congo à la trépidante Kinshasa, en passant par le fleuve Congo, Monsieur Jean-Paul suit un itinéraire en marge : celui du voyageur qui se laisse porter par les événements qu’il suscite. Comme un os de poulet jeté de la fenêtre d’un 4×4 change le régime alimentaire de la faune sauvage, Monsieur Jean-Paul modifie la vie des gens sur son passage. Un peu. Armé d’une patience infinie face aux impondérables et mariant sa main aux crayons et pinceaux.

Photo de la peinture de Jean-Paul Rousseau exposée à la casa dard d’art (5m50 x 1m80)

JACQUES DOUKHAN

« Tronches d’arbres »

Photographie
Anthropomorphisme, zoomorphisme, personnification, etc…
Sont autant de manies, de tics, de tocs, autrement dit de tares que l’on m’attribue régulièrement devant mes « Tronches d’arbres », dans le cas présent. Mais j’ai également toujours clicclaqué rochers, nuages, paysages, miniatures au gré de mon opportunisme à aimer rapprocher tous ceux que j’apprécie, êtres et choses.

LOUIS DUBREUIL

« Les bois sont impénétrables » et « Pagnes pygmée en écorce battue »

Photographe et collectionneur

Louis Dubreuil est venu à la profession de paysagiste concepteur par l’intermédiaire d’études d’agronomie. Il a été membre fondateur, avec quatre autres professionnels de l’urbanisme, de l’architecture et du paysage, du bureau d’études SYCOMORE, à Clermont-Ferrand. Il a été frappé assez tôt par l’étrange virus de la collectionnite et a du déménager plusieurs fois pour cause d’encombrement de ses collections ! Son goût pour les textiles ethniques et les tapis lui est venu au contact de Christine Bouilloc qui dirige le Musée des textiles de Clermont-Ferrand, et grâce aux magnifiques expositions qu’elle a organisées depuis des années au Musée Lecocq. Le paysagiste du Puy-de-Dôme Louis Dubreuil et son association « Les arbres citoyens » militent pour la préservation des arbres. A travers leurs actions, ils tentent d’interpeller les élus locaux sur les dangers des élagages, pratiqués à outrance, selon eux.

L’appareil photo de Louis Dubreuil n’est jamais très loin de lui. Le paysagiste du Puy-de-Dôme est un amoureux de la nature et présente de nombreuses expositions sur les arbres. Sa passion est telle qu’il fait partie de l’association des Arbres Citoyens. Les photos de Louis Dubreuil rendent compte d’une richesse luxuriante de la nature. Mais, elles servent également à sensibiliser le public sur la préservation de l’environnement. Avec ses collègues, il milite pour la défense des arbres et dénonce des pratiques brutales vis-à-vis de la nature et peu connues de tous : « C’est pour moi souvent extrêmement douloureux de voir la façon dont les arbres sont traités ou mal-traités en ville. Les taillages correspondent parfois à des objectifs d’entretien complètement déconnectés du fait que ce sont des êtres vivants. »

Crédit photo : Louis Dubreuil

ALAIN BENOIT À LA GUILLAUME

« Les 36 vues d’un chêne »

L’arbre n’avait pas 10 ans le jour ou Gustave Courbet naquit. Il en avait 20 lorsque Hokusai publia les 36 vues du mont Fuji. Il dépassa la cinquantaine quand le peintre franc-comtois portraitura le chêne de Flagey qui ne fut pas emporté par la vague de Kanagawa. Bien qu’immortalisé dans l’atelier du peintre de l’origine du monde, c’est très longtemps après un enterrement à Ornans qu’il disparut foudroyé. Ni de l’un ni de l’autre, ni des uns ni des autres, ce chêne du monde n’a la notoriété. Mais il porte beau, bien ancré au milieu de son grand pré…

Crédit photo : Alain Benoit à la Guillaume